Comprendre l’étalement urbain

Illustration de l'étalement urbain

Le livre blanc de l’UMQ : une synthèse claire et instructive qui invite à réformer le financement des municipalités. L’étalement urbain s’explique en partie par le fait que les municipalités tirent leur principale source de revenus de l’impôt foncier, donc des taxes perçues auprès des propriétaires résidentiels et immobiliers. C’est un des faits que rappelle le livre blanc L’avenir a un lieu que l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a publié fin 2012.

Le principal moyen dont une municipalité dispose pour augmenter ses revenus est d’ouvrir à la construction des secteurs toujours plus éloignés de son centre. Pendant ce temps, des municipalités de toutes tailles peinent à revitaliser leur centre-ville, comme en témoignent les résultats de recherches sociales menées dans les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Puis, à long terme, l’étalement urbain va à l’encontre d’un développement durable, que l’on considère l’entretien des infrastructures ou l’allongement et la multiplication des trajets automobiles.

L’une des solutions que le Livre blanc municipal préconise est d’ordre fiscal et financier : diversifier les sources de revenu des municipalités pour les rendre moins dépendantes du financement par l’impôt foncier (la page 50 propose différentes options). Entre autres solutions, il me semble que l’on en oublie une d’ordre plutôt social : et si nous envisagions le centre-ville comme un lieu où il fait bon, non seulement sortir de temps en temps, mais aussi vivre au quotidien?